La nouveauté principale de cet opus est l’impossibilité de mourir. Cela apporte-t-il du plaisir au joueur, est-ce vraiment intéressant de ne pas pouvoir mourir dans un jeu vidéo ?

Prince of Persia, voilà un nom qui fait frémir de plaisir bon nombre de joueurs. Depuis, plus de 20 ans, le Prince envahit nos PC (enfin Apple II au tout début) et consoles. Lors de sa première apparition, en 1989, le Prince avait pour mission de sauver sa dulcinée des griffes du vizir Jaffar, de retour sur console new-gen (aka XBox 360 et PS3) en 2008, actualité oblige, sa mission devient alors beaucoup plus écolo. Il doit aider la belle Elika a empêché Arhiman de corrompre la terre et ainsi de la faire mourir. En effet, Elika dispose d’un pouvoir magique qui lui permet de purifier les terres fertiles de la corruption.

Deux grandes nouveautés font leur apparition dans cet opus : la présence d’un second personnage qui collabore tout le long du jeu avec le Prince, et l’impossibilité de mourir ! Les deux sont intimement liés car c’est la belle Elika qui d’une main tendue, sauve le maladroit dans sa chute.

Time is mine

Prince of Persia, Les sables du temps, avait à son époque provoqué une petite révolution dans la série : le contrôle du temps. Bien utilisé, cette fonction permettait de ne pas couper le rythme soutenu de l’aventure par des retry sans fin. Le retry, les amateurs de Lara Croft connaissent cela par cœur, il s’agit de recommencer des dizaines de fois le même saut car il doit être exécuté à un endroit précis, à un moment donné. Cette caractéristique des jeux de plates-formes est ici malmenée, mais cependant n’entache en rien le bonheur de jouer. En effet, ce type de jeu fonctionne par apprentissage essai/erreur. Tel un enfant qui répète le même mouvement pour l’acquérir, le joueur presse les boutons de sa manette pour espérer progresser dans son histoire. Ici, on avance, on revient dans le temps, on recommence sans que la continuité du jeu ne soit touchée.

En 2008, sort un nouveau Prince of Persia, nouveau gameplay, comme nous l’avons dit, et nouveau design.

De nombreux joueurs se sont plaints plus ou moins férocement sur les forums de cette immortalité. Un comble, non ?

Je veux pouvoir mourir !

Eh bien non, tu peux pas ! Elika te portera secours ad vitam eternam. Nous sommes bien loin du temps où nos PC et autres consoles ne permettaient même pas une sauvegarde. Il fallait finir le jeu, d’une traite, et chaque GAME OVER nous rendait malade. A cet époque, beaucoup de joueurs ne voyaient jamais la fin d’un jeu. La possibilité de sauvegarder le contenu, d’abord sur la cartouche, puis sur des mémoires externes etc…a radicalement changé les règles du jeu.

Une sauvegarde, c’est un endroit du jeu où le joueur est sauf et qui est restauré quand il reprend sa partie. Mais quand on ne peut pas mourir, on ne sauvegarde rien, non ? Pas tout à fait, ici, l’intérêt est juste de reprendre le jeu là où on l’a laissé, et c’est déjà beaucoup.

Dans certains jeux,  les points de sauvegarde sont recherchés et attendus comme le messie. Je me souviens d’un Medal of Honor où j’arrivais à bout de force à un de ces fameux points, la peur au ventre à l’idée de me faire achever par une balle ingrate ! Ce type de plaisir est totalement absent dans Prince of Persia….

Alors, si l’immortalité n’est pas un plaisir, quel est donc la particularité de ce Prince of Persia cuvé 2008 ?

La suite….sur le Divan….