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mai
24

Aujourd’hui en salle d’attente, Ethan Thomas de Condemned

Même pas peur…

Incarné un membre du FBI c’est classe, mais quand il se fait piquer son arme et que deux flics sont retrouvés morts et tués par celle-ci, ça commence à sentir mauvais. Condemned c’est ça, un jeu glauque, une atmosphère nauséabonde, la trouille collée au ventre, comme le sang séché sur lequel on marche sans cesse, colle aux chaussures.

Le personnage erre dans des lieux désaffectés à la recherche d’indices sur le serial killer qui le poursuit. Du métro au grand magasin, on est seul, et peu armé. Je mets un 10/10 à l’ambiance atroce qui règne dans le grand magasin où on croise des mannequins démembrés. Petite je rêvais d’être enfermée dans Super M ( eh oui, je ne suis pas toute jeune) la nuit pour pouvoir m’y promener à ma guise. Dans Condemned, on a qu’une envie, se tirer au plus vite !

Le souci c’est que des junkies aux allures de mort vivants passent leur temps à nous en vouloir, et plus on avance, plus ils sont malins. Ils leur arrivent même de nous sauter dessus alors qu’on est déjà pas mal occupé avec un des leurs : lâches ! Et puis quand par mégarde on arrive à trouver une arme, elle est à moitié vide : radins !

Le jeu fait la part belle aux armes blanches et rouillées : couteau, pelle, tuyau de canalisation ou encore hache. Les armes à feu sont aussi présentes mais beaucoup moins efficaces et malheureusement à la durée de vie très courtes. J’ai été surprise de voir que B. Hortefeux avait participé au jeu en permettant à Ethan d’utiliser un Tazer, après ça on pourra pas dire que la France ne soutient pas l’industrie du jeu vidéo ^^.

Pour couronner le tout, un des effets du jeu, le plus réussi à mon avis pour te filer des sueurs froides, ce sont les hallucinations cauchemardesques dont est sujet notre cher Ethan. Il voit le tueur et les crimes qui ont été commis sous forme de cauchemars éveillés. Cela fait flipper mais fournit également des indications pour avancer dans les environnements mal éclairés et trouver des indices. Petit à petit, avec l’aide de Rosa par téléphone, on avance dans le scénario. C’est particulièrement bien trouvé je trouve.

Mais un peu quand même.

Le point fort de ce jeu, c’est qu’il fiche vraiment la trouille. Plus que Dead Space qui était déjà pas mal dans son genre. ^auto promo : à lire ici et ^

Plusieurs raisons à cela: les ennemis sont des êtres humains (des junkies, moi qui bosse en toxicomanie….je me demande pourquoi je joue à ça….no comment….) et les environnements sont familiers : métro, magasin, bibliothèque. Très rapidement on sursaute au moindre bruit et à la vue de notre ombre sur le mur. Le fait d’être dans une quasi obscurité tout le long du jeu n’arrange rien à l’affaire.

Petite note informative à l’attention de nos amis les protecteurs des animaux : Passez votre chemin sous peine de vous retrouver à devoir chercher des cadavres d’oiseaux en putréfaction pour avancer dans le scénario. Le rendu visuel est tellement réaliste qu’il en est presque olfactif!

Traqueur et traqué, Ethan se retrouve finalement très seul, et l’espèce de schizophrénie qui l’habite le clive même de lui même. Il ne se reconnaît plus, ne comprend pas ce qui lui arrive. L’homme qui lui vient en aide est à la fois remède et poison, comme le fameux « pharmakon » grec. La joueuse que je suis c’est retrouvé à vivre un sentiment de grande ambivalence à chaque début de partie. Le tueur que nous poursuivons, le Match Maker, dépèce ses victimes féminines (uniquement) pour réaliser un tableau avec leur peau. Cela n’est pas sans rappeler le fétichisme de Leather Face de Massacre à la tronçonneuse. Je ne l’ai pas encore dit, mais je trouve que le jeu est très cinématographique dans sa couleur et sa mécanique. Pour en revenir à l’ambivalence, métaphoriquement, c’est un jeu auquel on joue d’une main pendant que l’autre cache les yeux….enfin à moitié car on a envie de regarder quand même.

Je n’ai pas réussi à le terminer en y jouant exclusivement, j’avais besoin de pause vidéoludique et mes sessions étaient relativement courtes, jamais plus d’une heure.

Mais….je vous expliquerai tout cela quand Ethan sera sur mon divan….A très vite

8 commentaires

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  1. 3dvasion a dit :

    Cet article nous donne envie d’en savoir plus à propos de Condemned. Le décord est planté, la pyscho-gameuse a peur. Que va t’elle découvrir dans les profondeurs du jeu ? :)

  2. cecilux a dit :

    Cet article me donne vraiment envie d’essayer le jeu. Vivement la suite

  3. Kahlan a dit :

    J’avais vraiment envie de jouer à ce jeu, mais je me dis que j’aurais trop peur, en fait. J’ai survécu à Dead Space, mais je crois surtout que c’est parce que les ennemis qui foutent les chocottes ne sont pas humanoïdes. Mais dès qu’on parle de sortes de zombies, ou encore pire ! D’apparitions humaines, alors là, c’est tout autre chose ! :D
    Bon, je verrai, l’ambiance m’a l’air quand même vraiment bien, et j’ai survécu à Silent Hill origins sur PSP, après tout…

  4. Lucie a dit :

    Tant mieux si cela donne envie de jouer ^^ mais il faut s’accrocher, vous êtes prévenus !

  5. Chourave a dit :

    Tu comptes pas le finir pour son passage sur le divan ? Le niveau dans l’école et celui chez le tueur sont pas mal.

  6. Lucie a dit :

    biensûr ! j’en suis presque à la fin^^

  7. EL Puma a dit :

    Article qui donne envie de devenir maso pour profiter de ce jeu qui n’a rien à envié à Dead Space pour les sursauts ! :D
    Dommage que la réalisation ne soit pas à la hauteur du titre de Visceral games mais ils n’ont pas le même âge non plus ! ;)

  8. loyd342 a dit :

    beaucoup hésité a prendre ce jeu, un peu peur de trop flipper justement, autant un RE ca va mais des ambiance glauque plus a la SH, ou la encore pire heu non sans moi ! lol

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