Les fins d’année, et les débuts aussi d’ailleurs, sont souvent propices au bilan et autres regards vers le passé plus ou moins nostalgiques. Je vous propose aujourd’hui mon bilan de psy gameuse, avec les jeux qui ont été le plus intéressants, psychologiquement parlant : scénario, personnalité du personnage incarné, et bien sûr plaisir à jouer.
Mais vous êtes fou ? oh oui !
Craindre d’être fou, être pourchassé par un tueur psychopathe, avoir des visions, utiliser ses propres hallucinations. Il ne s’agit pas d’un seul jeu, mais bien de deux jeux. Très différents sur le plan du gameplay et du scénario, ils se retrouvent dans leur approche de la folie. On n’est pas fou 24h sur24, il y a des moments d’adaptation au réel, ce sont les moments où le joueur reprend le contrôle, où il avance dans la narration et n’est plus dans l’agir.
La force de ces deux jeux est de provoquer le doute chez le joueur : c’est moi qui débloque ou quoi ? En agissant comme ma proie, est ce que je ne perds pas un peu d’humanité ? On pose la manette en se sentant à la fois excité par les pulsions sadiques et écœuré par l’horreur de la scène.
Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.
Un autre point commun, la noirceur du jeu qui n’a d’égale que l’obscurité des environnements (vous avez devinez là, non ?). Concentration, sursauts, concentration, sursauts : voilà le rythme du jeu. La lumière, même artificielle est une bouffée d’oxygène, la profondeur des ténèbres, nous happe et nous recrache sous la lampe. Mis à jour, le joueur se regarde, s’interroge, fait une pause. Mais c’est toujours pour repartir de plus belle, explorer ses propres ténèbres, c’est passionnant tout de même.
Le « divan award » de la folie est attribué à :
Alan Wake et Condemned, ex aequo.
Un peu, beaucoup, à la folie !
Cette fois, il s’agit d’une autre forme de folie, celle qui relie le fantasme au désir, celle qui peut rendre addict….Imaginez un jeu sans fin, un jeu avec une marge de progression inouïe, un personnage charismatique, des musiques délirantes et une mythologie aussi riche de bizarre!
Un des très rares jeux que j’ai refait à plusieurs reprises, ne serait-ce que pour cette phrase culte
« don’t fuck with witches » !
Bayonetta, bien sûr, pour moi un jeu à connaître absolument, rien que pour le plaisir, de plus c’est très simple, on adore ou on déteste, en tout cas on reste rarement de marbre devant son écran !
Une petite découverte
Pour conclure ce bilan, une petite surprise, pour moi en tout cas, il s’agit d’une petite perle que je qualifierais « d’anti Tomb Raider ». Il s’agit d’un jeu d’action/aventure, mêlant combat et plateforme, dans un New York détruit et à l’abandon. Le personnage principal, Monkey utilise un bâton comme arme de combat et sa gestuelle n’est pas sans rappeler celle de Kilik de Soul Calibur, inutile de dire que c’est un véritable plaisir de la manier. On découvrira d’autres petites choses lors du jeu qui augmentent les capacités de notre héros aussi bien que la difficulté des combats.
Le scénario est assez intéressant, avec un homme sauvage qui est relié à la vie à la mort à une très jolie jeune femme, ancienne esclave évadée. Leurs destins sont liés, la course pour la liberté se joue à deux.
Le jeu se parcourt assez rapidement, c’est simple et linéaire. Cependant j’ai pris un grand plaisir à voir évoluer mon personnage dans ces décors à la fois urbain et végétaux. On avance avec Trip, obligatoirement, si on s’éloigne trop d’elle, c’est la mort garantie, à la façon du duo Prince of Persia / Elika, mais cette fois les personnages sont plus attachants je trouve, et les dialogues moins grotesques. Si vous vous demandez pourquoi je dis ça de ce macho de Prince, allez lire ceci : Prince of Persia c’est chaud !
Psychologiquement parlant, j’ai beaucoup aimé les questionnements à la Matrix : quel monde est le vrai, est-on plus heureux si on ne sait rien, un beau mensonge est-il préférable à une triste réalité ? Le mythe de la caverne de Platon n’est pas très loin.
Comme je ne veux pas spoiler la fin du jeu, du coup je n’en dirai pas plus, à vous de le découvrir
Dans le genre référence, j’ai bien aimé le personnage de Pigsy qui m’a rappelé l’homme cochon, Pey’j, de Beyond Good and Evil. Il vient apporter une touche d’humour qui rend la balade encore plus sympathique.
Petit aparté, une version HD de ce jeu est disponible sur le Xbox Live, si vous ne le connaissez pas , foncez, c’est excellent !!!!!
Voilà pour ce petit bilan, qui arrive un peu tard, désolée…
Il y a bien sûr, UN jeu, que dis-je, LE jeu de 2010, il ne figure pas dans ce bilan car sa place est davantage sur un podium : Assassin’s Creed Brotherhood !!!! Mais je pense revenir sur ce jeu plus tard sur le blog….








4 commentaires
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Gohanblog a dit :
22 février 2011 à 20 h 13 min (UTC 2)
Comme toi j’ai été agréablement surpris par Enslaved, dommage les ventes n’ont pas décollés pour autant :s
EL Puma a dit :
25 février 2011 à 13 h 08 min (UTC 2)
Super article !

Ca fait longtemps que tu n’as pas posté
A quand une analyse psy de DS2 et du retour à la parole d’Isaac ???
Lucie a dit :
25 février 2011 à 14 h 10 min (UTC 2)
Salut !
Tu ne penses pas si bien dire, dès que j’aurais terminé Dead Space 2 je me lance dans la rédaction d’un post sur Isaac, la différence fondamentale dans cet épisode qu’introduisent la parole et le visage du personnage et aussi un petit point de vue sur le multi !
EL Puma a dit :
26 février 2011 à 0 h 17 min (UTC 2)
Et bien je stay tuned !
J’espère pouvoir te lire depuis la Chine (ou je vais me trouver un petit coup pour le boulot !)