Jeu vidéo
De la naissance au mouvement…
22/07/10
Microsoft nous a livré le nom et le prix de son nouvel accessoire pour jouer différemment. Il faudra se donner à corps perdu pour s’offrir ce petit plus qui fera peut être la différence. KINECT = 149 euros avec un jeu. Tout est dit.
Natal fait référence à la notion de naissance, kinect renvoie au grec kenisis, le mouvement. Alors en gestation, cet outil s’appelait Project Natal, ce qui permettait au joueur de fantasmer sur les aspects originaux et sur la nouveauté que pouvait apporter un tel objet. Une fois né, le prénom du petit dernier est finalement trouvé, et comme bien souvent le bébé fantasmé et le bébé réel diffère, le prénom change. Bienvenue à Kinect donc.
Le fantasme est un peu éborgné, le mouvement prend toute la place, des précisions sur la nature exacte du concept viennent mettre fin à la douce rêverie du gamer….je me disais encore ce matin que ce serait très drôle de pouvoir jouer entouré d’hologrammes !
Debout, assis, couché, gesticulant tel un nourrisson affamé, le joueur communique avec son jeu à travers son corps. Fini les crampes de pouces et les doigts meurtris par des parties de Track’n'field endiablé (oui, je connais le coup du briquet qui permettait de soulager l’index et le majeur…), le corps entier a le droit de participer.
Plus de manette, plus de cordon filaire non plus….moi qui adore jouer avec ma manette reliée à ma console…je pense que je vais me sentir démunie au début. Surtout si Kinect assure ! J’ai joué à Puyo pop fever avec mon Eye Toy et ma PS2, c’est marrant deux minutes mais le terrible manque de précision et la lassitude qui t’envahit ont eu raison de cette petite caméra. Alors oui, si Kinect assure c’est une vraie révolution de gameplay. Le corps entier investi dans le jeu, des mouvements qui se doivent d’être précis pour avoir alors l’impression d’être dans le jeu. Il faudra de la maîtrise, de la concentration. Il m’arrive de m’énerver quand je joue, de taper du pied ou d’avoir envie de jeter la manette par la fenêtre ! Qu’est-ce qui se passera dans ce cas, si je suis la manette ? S’il n’y a plus d’intermédiaire pour passer sa colère, sa frustration ? A cette question Microsoft ne répond pas, bien sûr, puisqu’on ne voit que des images de familles épanouies (WII like).
A corps perdu ?
Jouer avec son corps par opposition à jouer avec ses mains. Quand on lit attentivement les articles sur Kinect, et à l’époque pour la Wii les arguments étaient les mêmes, il s’agit de conquérir le public casual, ce public occasionnel. Car oui, chers lecteurs, quand on est un joueur occasionnel on ne sait pas se servir d’une manette, on a besoin de tout son corps pour parvenir à pénétrer le monde mystérieux du jeu vidéo ! Le coup est solennel, le couperet tombe, le casual gamer est un tebé (bête en français).
Ainsi, effectivement, on assiste à la naissance d’un mouvement vers le jeu vidéo chez le néophyte, c’est pas émouvant ça ?!!
Non.
Car en tant que gameuse avec manette, je voudrais pouvoir profiter de Kinect sans obligatoirement devoir jouer au bowling ou au golf. Je voudrais pouvoir jouer à un bon FPS, sans me fatiguer, mais en éprouvant de nouvelles sensations, tenter un jeu de courses et découvrir des modalités de jeux innovantes. Bref je voudrais que Kinect soit un peu pour moi aussi….
Dans la course à l’immersion ( réalité augmentée, 3D etc…) le corps à toute sa place. Mais le jeu vidéo est-il une histoire de corps ou d’esprit ? Les deux peut être, en tout cas quand je joue mes mains sont le prolongement de mon esprit. A part les vibrations de la manette, pas beaucoup d’autres sensations. Heureusement, il manquerait plus que ça fasse mal. Je vous invite d’ailleurs à lire cet article d’Ecrans.fr qui date de 2006 mais qui est très intéressant. Il y est question d’une borne appelée la Painstation…. Evidemment, avec Kinect on joue mais on ne souffre pas, pas encore. Vous imaginez un petit Call of Duty, vous débarquez sur la map, « PAN », par terre. Avec la caméra de la Xbox 360, il est possible sur certains jeux ( Fight night par exemple, la simulation de boxe) de personnaliser son avatar avec son propre visage, en prenant tout simplement une photo. A ma connaissance, c’est une fonction qui est très peu utilisée, en effet, la part nécessaire à la création et au fantasme est tout de suite entravée si notre avatar a vraiment notre tête. Il me semble plus intéressant de modéliser un avatar idéalisé….ou détesté.
Personnellement je n’ai pas la réponse à la question « l’immersion est-elle plus forte si on joue avec son corps ? ». Quand je joue à Gears of War je suis à fond dedans, enfin devant, mais les jeux de caméra, les graphismes, l’action rendent le sentiment d’immersion intense. Je ne pense pas que j’aimerais autant Bayonetta si je devais faire moi même tous les combos. La simplification du gameplay permet de cibler le casual gamer au risque de perdre et le gamer et le hardcore gamer.
D’autres questions peuvent être posées sur ce thème du corps, car en effet, si le joueur ne veut pas entendre parler de son corps, et que justement le jeu vidéo serait une façon de s’en passer. C’est une problématique que l’on retrouve particulièrement à l’adolescence où l’écran prend une dimension pare excitatrice forte, c’est à dire qu’il protège de l’extérieur, de l’autre. Kinect ne serait alors plus du tout fun et deviendrait même dangereux, sur le plan de l’ économie psychique.
En conclusion, d’un point de vue de joueuse, j’espère que Kinect demandera beaucoup plus de finesse qu’il n’y paraît et que notre « corps jouant » sera mis à l’épreuve dans l’intérêt du jeu. Une fois encore, le gameplay fera la différence. D’un point de vue de psy, on pourrait imaginer des modalités thérapeutiques pertinentes avec ce type de périphérique, avec des patients en difficultés avec leur corps.
Et vous, qu’attendez vous de Kinect, allez vous l’acheter dès sa sortie ? Votre corps veut-il jouer ? Que pensez vous du kinecthérapeute ?
Aujourd’hui en salle d’attente, Ethan Thomas de Condemned
24/05/10
Même pas peur…
Incarné un membre du FBI c’est classe, mais quand il se fait piquer son arme et que deux flics sont retrouvés morts et tués par celle-ci, ça commence à sentir mauvais. Condemned c’est ça, un jeu glauque, une atmosphère nauséabonde, la trouille collée au ventre, comme le sang séché sur lequel on marche sans cesse, colle aux chaussures.
Le personnage erre dans des lieux désaffectés à la recherche d’indices sur le serial killer qui le poursuit. Du métro au grand magasin, on est seul, et peu armé. Je mets un 10/10 à l’ambiance atroce qui règne dans le grand magasin où on croise des mannequins démembrés. Petite je rêvais d’être enfermée dans Super M ( eh oui, je ne suis pas toute jeune) la nuit pour pouvoir m’y promener à ma guise. Dans Condemned, on a qu’une envie, se tirer au plus vite !
Le souci c’est que des junkies aux allures de mort vivants passent leur temps à nous en vouloir, et plus on avance, plus ils sont malins. Ils leur arrivent même de nous sauter dessus alors qu’on est déjà pas mal occupé avec un des leurs : lâches ! Et puis quand par mégarde on arrive à trouver une arme, elle est à moitié vide : radins !
Le jeu fait la part belle aux armes blanches et rouillées : couteau, pelle, tuyau de canalisation ou encore hache. Les armes à feu sont aussi présentes mais beaucoup moins efficaces et malheureusement à la durée de vie très courtes. J’ai été surprise de voir que B. Hortefeux avait participé au jeu en permettant à Ethan d’utiliser un Tazer, après ça on pourra pas dire que la France ne soutient pas l’industrie du jeu vidéo ^^.
Pour couronner le tout, un des effets du jeu, le plus réussi à mon avis pour te filer des sueurs froides, ce sont les hallucinations cauchemardesques dont est sujet notre cher Ethan. Il voit le tueur et les crimes qui ont été commis sous forme de cauchemars éveillés. Cela fait flipper mais fournit également des indications pour avancer dans les environnements mal éclairés et trouver des indices. Petit à petit, avec l’aide de Rosa par téléphone, on avance dans le scénario. C’est particulièrement bien trouvé je trouve.
Mais un peu quand même.
Le point fort de ce jeu, c’est qu’il fiche vraiment la trouille. Plus que Dead Space qui était déjà pas mal dans son genre. ^auto promo : à lire ici et là^
Plusieurs raisons à cela: les ennemis sont des êtres humains (des junkies, moi qui bosse en toxicomanie….je me demande pourquoi je joue à ça….no comment….) et les environnements sont familiers : métro, magasin, bibliothèque. Très rapidement on sursaute au moindre bruit et à la vue de notre ombre sur le mur. Le fait d’être dans une quasi obscurité tout le long du jeu n’arrange rien à l’affaire.
Petite note informative à l’attention de nos amis les protecteurs des animaux : Passez votre chemin sous peine de vous retrouver à devoir chercher des cadavres d’oiseaux en putréfaction pour avancer dans le scénario. Le rendu visuel est tellement réaliste qu’il en est presque olfactif!
Traqueur et traqué, Ethan se retrouve finalement très seul, et l’espèce de schizophrénie qui l’habite le clive même de lui même. Il ne se reconnaît plus, ne comprend pas ce qui lui arrive. L’homme qui lui vient en aide est à la fois remède et poison, comme le fameux « pharmakon » grec. La joueuse que je suis c’est retrouvé à vivre un sentiment de grande ambivalence à chaque début de partie. Le tueur que nous poursuivons, le Match Maker, dépèce ses victimes féminines (uniquement) pour réaliser un tableau avec leur peau. Cela n’est pas sans rappeler le fétichisme de Leather Face de Massacre à la tronçonneuse. Je ne l’ai pas encore dit, mais je trouve que le jeu est très cinématographique dans sa couleur et sa mécanique. Pour en revenir à l’ambivalence, métaphoriquement, c’est un jeu auquel on joue d’une main pendant que l’autre cache les yeux….enfin à moitié car on a envie de regarder quand même.
Je n’ai pas réussi à le terminer en y jouant exclusivement, j’avais besoin de pause vidéoludique et mes sessions étaient relativement courtes, jamais plus d’une heure.
Mais….je vous expliquerai tout cela quand Ethan sera sur mon divan….A très vite
Aujourd’hui sur le divan, Bayonetta
9/04/10
Habituellement le rendez vous commence par un petit passage en salle d’attente, mais la sorcière impatiente et énervée a pénétré dans mon bureau sans prévenir. Ça commence fort !
Bayonetta est un jeu d’action dans la lignée de Devil May Cry, c’est-à-dire qu’il faut réaliser des combos de plus en plus compliqués face à des créatures titanesques. La comparaison est d’autant plus facile que c’est le même Hideki Kamiya qui est au commande de ces deux jeux aux héros très sexy.
Gamus interromptus
D’un point de vue purement technique, Bayonetta est une parfaite réussite. Le gameplay intuitif répond au doigt et à l’œil, la mise en scène ultra sophistiquée est très immersive et les combats sont acharnés à chaque fois. Personnellement je n’ai pas été gênée par les cinématiques qui cassent un peu le rythme car j’avais bien besoin de repos parfois. Le temps est une composante intégrale du jeu. En le contrôlant on parvient à battre ses adversaires (via les esquives), on avance et on se repose aussi. Hachée, l’aventure n’en devient que plus amusante, chaque arrêt ressemblant davantage à des préliminaires….
La musique ultra kitsch épouse complètement l’esprit du jeu que l’on peut résumer ainsi : t’aimes ou t’aimes pas.
Moi j’ai adoré, c’est simple, à chaque fois que je reprenais ma manette c’était avec un large sourire. Le jeu est truffé d’humour, la version de Fly me to the moon par Helena Noguerra est cultissime, au même niveau que le Crucified de Army of Lovers.
En fait, je dirais même que Bayonetta est au jeu vidéo ce qu’Army of Lovers est à la musique : un OVNI, un truc totalement too much et super bon.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur….
….les cheveux.
C’est uniquement vêtue de sa crinière ébène que la belle se déplace et combat. Ses attaques « apothéose » en français (climax en anglais, qui signifie orgasme) sex-priment sous la forme d’un brushing gigantesque qui la laisse nue et renvoient ses anges d’adversaires à leurs pénates. La comparaison avec Samson, pas Véronique on est d’accord hein, s’arrête là, son pouvoir est dans sa chevelure mais il n’y a pas grand chose de biblique dans Bayonetta….Quoi que, les anges, le Bien, le Mal, la résurrection, la vierge de fer, les démons, la sucette (????)…..Jouer à ce jeu serait-ce péché ?
Pauvre est le joueur qui prend du plaisir à marteler Y et X pour réaliser les attaques sadiques.
Comme en religion, en psychologie la part belle est faite au sexuel, et de ce point de vue, la sorcière à lunette met le paquet. Lorsqu’on lit les commentaires sur ce jeu, c’est un des aspects qui revient en premier, c’est normal et tellement évident que je ne le discuterai même pas.
Quand on y regarde de plus près, nous sommes plus dans la métaphore, la simulation et la provocation que dans le passage à l’acte. Elle allume certes, mais elle ne va pas plus loin. Elle est castratrice, au propre comme au figuré, ne se gênant pas pour humilier le moindre petit morceau de testostérone. D’une certaine manière, en tant que femme elle doit quand même un peu faire peur aux hommes, non ?
Mater ex machina
Si elle était une figure maternelle, elle serait particulièrement effrayante de part sa toute puissance, son charisme et sa violence. Pourtant, elle sait se montrer protectrice et attentionnée dans le jeu avec la petite Cereza. L’ambivalence de son caractère l’a rend plus humaine, au fur et à mesure que ses émotions se font jour, on s’attache à ce personnage tellement original.
Material Girl
Je voudrais partager avec vous une de mes interprétations de Bayonetta, au risque de vous surprendre.
Quels sont les points communs entre Madonna, Mylène Farmer, Dalida et notre héroïne :
Ce sont 3 icônes gay
Elles incarnent des femmes fortes et fragiles, violentes et enfantines, leur sexualité est libre et assumée. Notre belle sorcière répond à tous ces critères et si elle participait à la Marche des Fiertés Lesbiennes, Gaies, Bi et Trans (Gay pride c’est plus rapide), elle trouverait sûrement sa place au milieu des Sœurs de la Perpétuelles Indulgences !
En guise de conclusion, je dirais qu’au delà du débat purement vidéoludique autour de ce jeu, j’ai assisté à de singulières joutes verbales dans lesquelles se mêlaient féminisme, vulgarité, outrance, beauté, sex appeal et bien d’autres choses encore. Ce jeu ne laisse pas indifférent pour qui le regarde d’un autre œil.
Bayonetta est aux antipodes de Lara Croft pour toutes ces raisons et c’est sûrement pour cela que je l’aime !
Et selon vous ? Icône gay ou pas, péripatéticienne écervelée ou combattante de génie ? J’attends avec impatience vos avis ^^
Aujourd’hui sur le Divan, le meuporg !
26/03/10
Chaque semaine de nombreux sujets font le buzz sur le net, le buzz est éphémère par définition, mais celui-là vaut la peine qu’on s’y attarde un peu.
Qui n’a pas entendu parler du Meuporg ? Il s’agit d’un mot prononcé par un journaliste, Nathanaël de Rincquesen, de France 2 dans l’émission Télé Matin du 23 mars dernier. Il n’a pas fait que le prononcer en fait, il l’a plutôt vomi, et c’est pour cela principalement que je souhaite intervenir.
Revoyons la vidéo:
Le jeu vidéo, est comme trop souvent dans les médias, associé à la notion complexe d’addiction. D’un point de vue clinique, l’addiction se caractérise principalement par la perte de contrôle du sujet dans son rapport à un produit, toxique ou non. C’est justement cet aspect bien précis qui permet de parler d’addiction sans drogue, autrement appelée addiction comportementale. La perte de contrôle implique une souffrance chez le sujet, une demande d’aide sinon de soin, en tout cas une rupture d’équilibre dans la vie de la personne.
Le jeu vidéo a fait une entrée fracassante dans le domaine très large des addictions et a rejoint ses petits camarades que sont la cocaïne et le sexe ! Un étudiant met fin à ses jours aux USA, un coréen meurt de dénutrition car il ne lâche pas son meuporg (on s’en goinfre mais ça ne nourrit pas….), les jeunes ne lisent plus car ils sont collés à leur manette….le bouc émissaire commun est le jeu vidéo, un loisir, pour mémoire.
Nathanaël, tu permets que je t’appelle par ton prénom, est certainement une victime collatérale du pugilat médiatique organisé autour de cette foutue addiction aux jeux vidéo. Certes cette addiction n’existe pas dans la littérature, en tout cas ni dans le DSM IV (ni dans le V à priori), ni dans notre CIM 10 française. Mais cela ne peut suffire à en conclure qu’elle n’existe pas IRL (en vrai quoi). Marmottan a une consultation spécialisée sur cette question, le Centre Emergence reçoit de nombreux jeunes « accro », les psychologues en libéral en reçoivent également. Il y a bien un malaise la dessous, ce qui ne signifie pas qu’il s’agit d’une addiction, au sens clinique du terme.
L’addiction est un terme très à la mode, rentré dans la vie courante :




Et on pourrait en trouver encore bien d’autres. C’est drôle d’ailleurs car deux de ces produits ont pour initiales N.A, comme N.A (narcotiques anonymes….confusion quand tu nous tiens)
Alors oui, on met l’addiction à toutes les sauces, mais quand il s’agit de jeu vidéo, la sauce est plutôt aigre et indigeste. Regardez de nouveau la vidéo et regardez l’air de sortie de gastro de Leymergie pour en être convaincu.
Du vomi au mépris il n’y a qu’un pas, et hop, je l’ai franchi. C’est certainement ce qui me dérange le plus, car le positionnement du journaliste vient renforcer celui de certains adultes, parents, référents éducatifs etc.., face aux jeux vidéo: un passe temps pour ados attardés, c’est méprisable et inutile. Si en plus c’est dangereux, on frôle la crise de foie….ou foi. Sur le champ de bataille on observe parfois des positions idéologiques très fortes, quasi religieuses ! J’ai lu sur certains forums des personnes carrément insultantes envers ceux qui sont dépassés par le jeu et ne s’en sorte pas. On ne peut pas nier que chez certaines personnes, avec des vulnérabilités psychiques, en difficulté ou en souffrance dans leur vie quotidienne, le refuge dans le jeu vidéo existe. Ce n’est évidemment pas le jeu qui est dangereux, mais la façon dont la personne va l’investir massivement au détriment du reste, et surtout dont elle va en souffrir.
Ne confondons pas passion et addiction. Les hardcores gamers ne sont pas des addicts, mais des passionnés, et la différence est importante. Un ami addictologue et gamer, si si, trouvait dommage voire dangereux la stigmatisation du jeu d’une part, mais particulièrement celle des meuo (MMO). Maintenant dès qu’on dira qu’on joue à un jeu de rôle en ligne on va passer pour un tox, dès qu’un ado demandera le dernier Add On de WOW à ses parents ceux-ci crieront au loup.
L’amalgame est toujours l’ennemi de la pensée, quelque soit le sujet.
Alors Nathanaël, tu as raté ton cultéheu (QTE) et tu es tombé dans le gouffre, maintenant on se moque de toi à droite à gauche, comme sur cette page Facebook. Le côté positif c’est que certains sites ont poussé la réflexion un peu plus loin et donne des points de vue passionnants, comme ici avec A. Blanchet ou encore là avec Y. Leroux.
Enfin si le mot MMORPG ne vous donne pas la nausée, si vous avez un avis, n’hésitez pas à continuer le débat dans les commentaires ^^
Zuma…ou la prévention de la rechute
16/03/10
Je vous parlais samedi de ma passion dévorante pour Zuma sur un mode addicto. J’avais oublié de mentionner la rechute. S’il y a bien une chose qui est commune à toutes les addictions c’est bien cela. Il y a différentes approches pour la prévenir, groupale, avec les Z.A.A (Zuma addicits anonymous) et individuelle (avec Entretien Motivationnel comme cela se fait beaucoup de nos jours…).
En addictologie, les tenants de l’approche motivationnelle, basée sur l’alliance thérapeutique et la notion de changement volontaire, font souvent référence à la théorie des cognitions erronées comme point d’appui en suivi.
Les cognitions erronées
Je m’explique, un patient qui parie des milliers d’euros en ligne pense la plupart du temps qu’il se « refera » le coup d’après, or l’indépendance des coups et des tirages, fait que chaque partie est comme la première, on remet les compteurs à zéro. Le travail sera de lui expliquer cette règle de l’indépendance des coups et de l’aider à voir les choses sous un autre angle. Voilà de manière ultra simpliste ce qu’est une cognition erronée.
Quand on est accroc, le risque après une période d’abstinence….c’est
La rechute
Le fait que le jeu puisse lui apporter des bénéfices réels, dans sa vie réelle, est une cognition erronée du joueur abusif. Dans WOW par exemple, quand tu fais des loots (récompense obtenue en pillant un ennemi, un monstre, un trésor…), tu ne ramasses pas des vrais gains à côté de toi dans ton salon. L’imperméabilité du réel et du virtuel est un aspect qui est travaillé en suivi….
Jusqu’au jour où…
Tu ouvres ta boîte mail, et un gentil monsieur t’écrit pour te dire tout le bien qu’il pense de ton article sur ZUMA. Il se trouve que ce Monsieur travaille pour Pop Cap, éditeur de Zuma, mais aussi de Plants vs Zombies (qui tourne beaucoup sur mon Iphone en ce moment…), et qu’il propose de m’offrir Zuma’s Revenge…
Cognition erronéééééeee
Je peux vous dire qu’il a du boulot le psy qui va tomber sur mon cas et m’expliquer que dans la VRAIE vie il n’y a pas de gratifications possibles avec le jeu….héhéhéhé
Je voulais remercier Monsieur PopCap pour l’échange de mails très sympathique et pour le jeu que j’ai bien entendu déjà commencé, d’ailleurs les Boss de fin de niveau sont une idée géniale sur ce jeu !
Bon, eh bien, j’y rechute ^^
Et vous, vous aimez Zuma ?
Si vous ne connaissez pas, allez le tester ici



















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